Vient de paraître « Enseigner la Shoah » (version numérique)

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« Le devoir de mémoire et l’approche purement fonctionnaliste de la Shoah escamotent le fait qu’une connaissance de la Shoah dans ses structures constitue un véritable réquisitoire de la modernité, dans son rapport à la raison comme rationalité pure, indépendamment du raisonnable, de la question du sens, et de l’autre sens du rationnel comme relationnel.… Lire la suite.....

Dialogue avec Jean-Claude Milner (8)

Juste un mot : je suis très intéressé par ce que vous dites sur les Tsiganes. J’ai toujours été frappé par un paradoxe : en tant que linguiste, j’ai suivi des cours de langue tsigane. Il ne fait aucun doute que cette langue est un prâkrit et se rattache directement au sanskrit.… Lire la suite.....

Dialogue avec Jean-Claude Milner (7)

Cher Monsieur Milner;

Sur la dimension instrumentale de la chambre à gaz, inhérente aux bourreaux, j’avais quelques éléments dont je souhaitais vous faire part.

Je suis, en grande mesure, d’accord avec l’idée selon laquelle la chambre à gaz est la solution technique à la question juive.… Lire la suite.....

Dialogue avec Jean-Claude Milner (6)

Je vous accorderai beaucoup de points.
Comme vous, je rejette absolument la position d’Agamben sur le « musulman ».
Néanmoins, il me semble qu’il faut faire place à un apparaître de la chambre à gaz pour les organisateurs de la solution définitive.… Lire la suite.....

Dialogue avec Jean-Claude Milner (5)

Cher Monsieur Milner;

 

 

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Rosemary Koczy, je vous tisse un linceul.

 

Je voudrais essayer de me dégager du vocabulaire heideggérien, tout en conceptualisant phénoménologiquement mon propos sur la chambre à gaz.

L’idée que celui qui entre dans la chambre à gaz ne fait point l’expérience de la mort en tant que telle me semble problématique, d’autant plus lorsqu’elle permet à Agamben de faire du « musulman » le symbole du camp.Lire la suite.....

Dialogue avec Jean-Claude Milner (4)

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Concernant la chambre à gaz, il faut séparer victimes et bourreaux. Pour les seconds, il s’agit d’une invention technique et d’une solution à un problème. C’est en se plaçant du point de vue des premiers que l’on peut faire surgir la question ontologique et la dimension atopique, anachronique que vous évoquez.… Lire la suite.....

Dialogue avec Jean-Claude Milner (3)

Cher Monsieur;

 

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Tout à fait! de sorte que votre réponse semble impliquer une « phénoménologie ontologique de la chambre à gaz » dont j’essaie de penser une première esquisse. Il est évident que cette tentative doit rencontrer, en son chemin, votre approche de la chambre à gaz comme réponse au couple problème/solution, autrement dit à la question juive.Lire la suite.....

Dialogue avec Jean-Claude Milner (2)

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Puisque vous employez la langue heideggerienne, je dirais que, dans cette langue, l’événement, tel que je le conçois, n’est rien d’autre qu’un nom du Dasein. Sauf que le da de l’étant qui pose la question de l’être est un absentement, un hors-lieu.… Lire la suite.....

Dialogue avec Jean-Claude Milner

Cher Monsieur Milner;

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Le statut d’événement de la Shoah tel que le décrit Badiou est pourtant indéniable. Des propos aussi hétérogènes que ceux de Kertész, Rousset, Primo Levi et Bialot en témoignent.

Mais il y a peut-être plus qu’une simple historicité, ni qu’une simple historialité: Nolte parlait déjà d’un passé qui ne passe pas: une permanence étrangère au devenir.… Lire la suite.....