Conférences et colloques

2019

Conférence au lycée de Saint Tropez, « l’humanité effondrée », vendredi 26 avril.

 

Conférence à Paris, le 7 février, à l’institut Gérard Haddad.

Présentation d’une « phénoménologie de la chambre à gaz » Editions Age d’Homme, 2018.

de 20h30 à 23h

 

Conférence filmée: lien vers la vidéo

IGH Séminaire10 « La Shoah à la lumière de la psychanalyse et de la philosophie » 7.02.2019

 

 

 

 

 

Thème de l’année à l’Université populaire de Caen:

La Shoah comme révélateur des contradictions de l’Occident.

Comme toute civilisation, l’Occident se caractérise par un certain nombre de contradictions, de « plis civilisationnels », dans ses structures et son mode de fonctionnement.

Seulement, ce qui définit la civilisation moderne, c’est qu’elle ne pose plus les problèmes qu’elle ne sait pas résoudre définitivement, c’est-à-dire techniquement. D’où l’abandon des questions qui sont des chemins au lieu d’être des problèmes : question de l’homme, du sens, de l’existence, voire question de la question au bénéfice de la solution technologique, dans le couple problème/solution.

Ainsi tout se passe comme si la modernité considère le plus souvent que ses contradictions sont inexistantes, qu’elles sont l’objet d’un discours idéaliste, irréaliste, voire extrémiste… Elle stigmatise le discours qui cherche à penser ce qu’elle ne peut pas résoudre. Parce que le terme intellectuel est devenu une insulte devant le pragmatisme technique de la modernité… Pourtant, une civilisation qui nie ses propres contradictions n’est-elle pas profondément fragilisée ?

La mise au jour des béances de l’Occident, de ses bégaiements, voire de ses dénégations fera l’objet de ce colloque. Plus précisément, ce dévoilement a pour prisme la Shoah comme révélateur, fondement et inauguration d’une nouvelle civilisation :

16H30-18H30 MUSEE DES BEAUX-ARTS DE CAEN

  •  La question du fondement du droit à partir de la Shoah. 19 JANVIER
  • Repenser notre conception de la raison à partir de la Shoah. 16 FEVRIER
  • La chambre à gaz comme objet civilisationnel. 16 MARS

 

 

 

 

2018

Bilan métaphysique après Auschwitz: les écrivains incandescents

Les écrivains incandescents sont ceux qui nous brûlent, ceux qui sont capables de tenir le verbe quand il a été abandonné par Dieu, lorsque la révélation de la parole gît dans le silence de Dieu, dans la forfaiture divine.

Les écrivains incandescents sont ceux qui tiennent le verbe contre son abandon, contre l’immonde et l’insupportable.

Les écrivains incandescents sont ceux qui font exister le langage, le logos, l’Être contre Dieu, au cœur de la destruction.

Les écrivains incandescents sont ceux qui font que nous ne sommes plus les mêmes, avant et après leur rencontre, leur lecture.

Les écrivains incandescents sont ceux qui transforment la cendre en lettre, parfois contre l’Être. Parce que, comme l’écrit Robert Antelme, on peut brûler les enfants sans que la nuit remue.

Se faire le porte-parole d’un bilan métaphysique après Auschwitz pour et par les écrivains incandescents : Yitzhak Katzenelson, Robert Antelme, Piotr Rawicz, Edgar Hilsenrath, Imre Kertész, Tadeusz Borowski…

Venez rencontrer les écrivains incandescents.

Samedi 17 février 2018 14h30-16h

Robert Antelme : On peut brûler les enfants sans que la nuit remue. Musée des Beaux-arts de Caen.

Samedi 17 mars 2018 14H30-16hoo.

Piotr Rawicz : La Shoah est-elle une histoire de queue ?

Musée des Beaux-arts de Caen.

Samedi 7 avril 2018 14H30-16hoo.

Yitzhak Katzenelson : Tenir le Verbe contre son abandon

Musée des Beaux-arts de Caen.

Samedi 12 mai 16h30-18h30. Tadeusz Borowski, Edgard Hilsenrath, Imre Kertész : Rester à l’intérieur de la Shoah comme question. Musée des Beaux-arts de Caen.

2017

 

  • Le camp de Vittel (1941-1944) et sa relation à Auschwitz.  

camp-de-vittel

Colloque à Vittel (88). 23-24 Juin 2017

L’objectif est de faire la somme des connaissances historiques et des approches littéraires autour du camp de Vittel.

Il ne s’agit pas d’évoquer seulement une histoire douloureuse, mais plutôt de voir que le camp de Vittel a été protéiforme, dans l’internement des civils anglo-saxons et des Juifs polonais. Cette bipolarité a engendré plusieurs histoires du camp, histoires fortes, tragiques et passionnantes, qui engagèrent aussi la population vittelloise.

De grandes figures héroïques constituent les phares du camp, dans le camp anglo-saxon (Sofka Skipwith et Madeleine White), du côté français (Myriam Novitch) dans le camp des Juifs polonais (Yithzak Katzenelson, Hillel Seidman, Nathan Eck) autour de « l’affaire des passeports latino-américains ». En dernière instance, le camp de Vittel a été le théâtre de la création d’une des
plus grandes oeuvres poétiques du XXème siècle, Le Chant du peuple juif assassiné de Katzenelson.

81640

Yitshak Katzenelson et son fils Zvi.

 

  • Colloque Antelme, Château de Duras.

samedi 20 mai: Le scandale de l’indifférence dernière chez Robert Antelme.

 

  • Séminaire de conférences: Shoah et Management

Nous, fils d’Eichmann? à partir de l’oeuvre de Günther Anders

Musée des Beaux-art de Caen.

En partenariat avec l’Université Populaire de Caen.

17 avril. 16 mai. 23 mai

19h30-21h30

Nous, fils d’Eichmann ?

Si le nazisme dit quelque chose de la modernité, ce que le nazisme dit de la modernité ne finit pas avec le nazisme. Telle est la leçon du philosophe Günther Anders qui considère que la Shoah et Hiroshima ne sont pas des accidents de l’Occident, mais expriment une perversion de la raison dans la rationalisation des moyens.

Anders appelle situation eichmannienne toute situation où l’on éprouve un écart entre l’action et la décision. Or, cette situation est omniprésente dans notre rapport au travail, plus précisément dans le Management qui a envahi l’espace public. Nous, fils d’Eichmann ?

Si la disjonction entre la décision et l’action a rendu caduques les morales traditionnelles, il faut la remplacer par une nouvelle maxime de résistance individuelle, qui ne changera pas ce que Anders nomme « le totalitarisme technique », mais sauvegardera mon humanité. Mieux que la révolte stérile et illusoire, la résistance et le maintien de ma position d’homme trouvent chez Anders un point d’appui fondamental.

Mais, il faut préalablement donner à entendre le fond même de la modernité comme ce qui a rendu possible le pire et s’apprête aujourd’hui à devenir modèle planétaire.

 

2016

  • 10 Novembre: Table ronde Sciences Politiques Bordeaux: Naissance de la haine, la solution finale.

safe_image

Février à juin 2016

  •  le Mémorial de Caen et l’Université Populaire de Caen proposent : Penser la Shoah.

Lieu: Mémorial de Caen: amphi 340

Horaire: 19h-21h

  • 03/02/16 : D’une relation entre philosophie et Shoah, à une philosophie de la Shoah,
  • 24/02/16 : Anthropologie de la Shoah,
  • 09/03/16 : La Shoah comme prisme de l’Etat et de la société moderne,
  • 23/03/16 : La Shoah comme renouvellement de la question de l’Etre,
  • 20/04/16 : La question de la technique à partir de la Shoah,
  • 01/06/16 : La question de la chambre à gaz comme objet particulier,
  • 15/06/16 : La question de la chambre à gaz comme objet particulier #2.

Comment la destruction des Juifs d’Europe constitue une affaire pour la raison? Plus fondamentalement, comment le génocide juif est-il une affaire de la raison, un universel négatif, un accomplissement paroxystique, et non un accident de la modernité occidentale, et par là même un renouvellement de la question de l’Être?

Il s’agirait alors de faire de la Shoah un prisme, une optique qui fait voir de l’homme, de la société et de l’Etat, voire met à l’épreuve la question de l’Être. Penser une anthropologie, une immanence et une transcendance à partir de la Shoah. Tel est le programme de ce séminaire.

  • A destination des enseignants de l’académie de Rouen (P.A.F. 2015- 2016)

– Les structures discursives des génocides nazis et la question de l’obéissance à l’autorité.

2015

  • Pièce-conférence: adaptation théâtrale de « Philosophie de la Shoah » intitulée « Nous vivons tous à l’époque d’Auschwitz » Théâtre des Ephémérides, Val de Reuil
  • Pièce-conférence autour de l’adaptation du livre de Kertész Chronique d’une métamorphose et d’un débat sur la montée de l’antisémitisme et de l’extrémisme en France, le mardi 10 novembre, à 19h30, théâtre Astrée, Villeurbanne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.