La Shoah appelle une philosophie

« Le témoignage de la catastrophe est structurellement messianique (…) Cet hymne étrange, né d’une civilisation qui ignore tout d’elle-même parce qu’elle se voit vouée à « l’après », engendre de nouvelles oeuvres et de nouvelles poétiques, tandis que la culture de la mémoire fournit de nouveau mythes sacrificiels dans le périmètre spirituel que composent le « bourreau » et la « victime », le « traumatisme » et « l’héritage ». Cet hymne incertain appelle une nouvelle philosophie. »

Catherine Coquio, La littérature en suspens, 2015, L’Arachnéen, p. 15.

Publié par

Didier Durmarque

Didier Durmarque est professeur de philosophie en Normandie. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont la plupart sont des approches de la question de la Shoah. Moins que rien (2006), La Liseuse (2012) étaient des approches littéraires et romanesques de la question du néant, de l’identité et de la culture à partir de la Shoah. Philosophie de la Shoah (2014) Enseigner la Shoah: ce que la Shoah enseigne (2016) et Phénoménologie de la chambre à gaz (2018) constituent une tentative de faire de la Shoah un principe de la philosophie.

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