Enseigner la Shoah: Ce que la Shoah enseigne (sortie papier!)

Le devoir de m√©moire et l’approche purement fonctionnaliste de la Shoah escamotent le fait qu’une connaissance de la Shoah dans ses structures constitue un v√©ritable r√©quisitoire de la modernit√©, dans son rapport √† la raison comme rationalit√© pure, ind√©pendamment du raisonnable, de la question du sens, et de l’autre sens du rationnel comme relationnel. Les approches les plus aigu√ęs de la Shoah ont profond√©ment modifi√© la mani√®re d’appr√©hender, de penser l’√©v√©nement historique jusqu’√† en faire un moment phare, un moment √©poqual qui r√©sume et condense la modernit√©. Nous n’en avons pas fini avec la Shoah¬†comme telle, nous avons, √† vrai dire, √† peine commenc√© √† en dire quelque chose. Non seulement le renversement de la raison qui a rendu possible la Shoah est encore √† l’Ňďuvre¬†aujourd’hui, mais ce renversement s’impose comme un paradigme plan√©taire. Cette premi√®re g√©n√©ration, qui fera face √† l’absence de survivants de la Shoah, prendra-t-elle la mesure du danger et de sa plan√©tarisation ?

Apr√®s la Shoah, qui peut nier que l’homme a la charge de l’homme ? Je suis le gardien de mon prochain.

105 pages, 7,50 euros

UPPR Editions. Distribué par Hachette.

Publié par

Didier Durmarque

Didier Durmarque est professeur de philosophie en Normandie.
Il est l’auteur de plusieurs livres, dont la plupart sont des approches de la question de la Shoah. Moins que rien (2006), La Liseuse (2012) sont des approches litt√©raires et romanesques de la question du n√©ant, de l’identit√© et de la culture √† partir de la Shoah. Philosophie de la Shoah (2014) constitue la tentative de faire de la Shoah un principe de la philosophie √† l’image du cogito de Descartes ou du Dasein chez Heidegger.

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