Auschwitz: désintégration de la Création

Après Auschwitz, Kertész revendique l’absence de « poèsis » au sens platonicien, fin de la création…Radicalisant la proposition d’Adorno « Après Auschwitz plus de poésie », à prendre ni au pied, ni à la lettre, mais au pied de l’être, c’est-à-dire comme fondement.
Le grand renversement de Kertész ou la Shoah comme fondement.

« D’abord tu es resté silencieux, puis tu m’as demandé pourquoi il punissait sa femme pour la simple raison qu’elle désirait avoir un enfant.

– Parce qu’elle n’avait pas le droit d’en vouloir.

– Pourquoi?

– A cause d’Auschwitz. »

Imre Kertész, Liquidation, Acte Sud, 2005,  p.105.

Publié par

Didier Durmarque

Didier Durmarque est professeur de philosophie en Normandie. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont la plupart sont des approches de la question de la Shoah. Moins que rien (2006), La Liseuse (2012) étaient des approches littéraires et romanesques de la question du néant, de l’identité et de la culture à partir de la Shoah. Philosophie de la Shoah (2014) Enseigner la Shoah: ce que la Shoah enseigne (2016) et Phénoménologie de la chambre à gaz (2018) constituent une tentative de faire de la Shoah un principe de la philosophie.

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